La méthode TIPI

L’anxiété, la tristesse, la colère sont autant d’émotions négatives qui peuvent être difficiles à gérer et peuvent impacter notre vie personnelle et professionnelle. Il existe cependant des méthodes simples et rapides qui permettent d’accepter, de faire avec ses émotions, pour ainsi que celles -ci n’impactent plus notre quotidien. Parmi elles, la méthode TIPI.

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1. QU’EST CE QUE LA MÉTHODE TIPI ?

La méthode TIPI est une méthode récente, élaborée par Luc Nicon dans les années 2000. TIPI est un acronyme pour Technique d’Identification des Peurs Inconscientes. C’est une méthode qui a pour objectif d’identifier et de supprimer les peurs et angoisses qui vont impacter la vie quotidienne. C’est une méthode également appelée “revécue émotionnel”. 

Cette méthode part du principe, qu’une émotion désagréable type anxiété, a une origine précise, avec des épisodes biens identifiables. Le but étant d’accueillir les émotions et les sensations physiques en lien avec cet événement afin de pouvoir s’en détacher et retrouver une sensation plus agréable de bien être.

2. DANS QUEL CONTEXTE L’UTILISER ?

La méthode TIPI va permettre un travail sur les émotions négatives ainsi elle peut être utilisée par tout type de patient présentant des émotions négatives que ce soit de l’anxiété, dépression, stress chronique, le stress post traumatique…

Selon M Nicon, les sensations désagréables que l’on peut ressentir (ex: anxiété) sont en lien avec des sensations physiques négatives ressentis à un moment précis. Ainsi, selon lui, pour se débarrasser de ses émotions négatives il faut travailler sur les origines de ces dernières. 

C’est pourquoi, lors des séances utilisant la méthode TIPI, nous allons revivre les sensations physiques que nous avons ressentis au moment où la peur ou l’émotion négative a émergé.

3. COMMENT FONCTIONNE-T-ELLE ?

Différentes étapes permettent d’arriver au résultat recherché, c’est-à-dire l’extinction des émotions négatives dans certaines situations. 

La première étape consiste en premier lieu à définir l’émotion négative présente (peur, tristesse, colère…) et observer les résultats que cette émotions provoque. 

La deuxième étape consiste à trouver une situation précise qui représente pour la personne ces difficultés. Puis le thérapeute amène le patient à retourner dans ce souvenir précis et à se replonger dans les sensations physiques ressentis lors de cet événement. Ainsi la personne va ressentir de nouveau les mêmes sensations physiques tels que la gorge nouée, les mains moites, le mal de ventre, rythme cardiaque qui accélère… Pour pouvoir de nouveau ressentir ces sensations il est important d’être dans le lâcher prise, c’est-à-dire de ne pas résister à ses sensations. Il est important pour le patient d’écouter son corps et de se laisser entièrement plonger dans ce souvenir. 

Cette deuxième étape peut également être dans l’instant présent et non pas dans le “revivre”. En effet, si la personne doit par exemple faire une présentation orale devant un public et commence à ressentir des émotions négatives type anxiété, l’objectif sera de ne pas lutter contre cette émotion mais de la laisser venir

Pendant la troisième étape, on va entrer dans une sorte état modifié de conscience comme en hypnose, afin de laisser les sensations évoluer comme elles le souhaite. C’est ce que l’on appelle la phase de repos. C’est ce qui permet de laisser se transformer les sensations, les émotions sans chercher à les contrôler, jusqu’à ressentir un apaisement.

La quatrième et dernière étape consiste à retourner de nouveau dans la situation désagréable et d’observer ces nouveaux ressentis dans cette situation. Si il n’y a plus d’émotion négative lorsque l’on se replonge de ce souvenir, l’objectif de la méthode est atteint. Si ce n’est pas le cas, on recommence de nouveau les étapes précédentes pour arriver jusqu’à la disparition des symptômes négatifs. 

Ainsi l’objectif de cette méthode n’est pas de ne plus avoir d’émotions négatives mais de les ressentir de façon plus sereine. La méthode TIPI est une méthode qui amène le patient à être autonome dans sa mise en place de l’outil. En effet, une fois vu avec le thérapeute, le patient peut le mettre en place régulièrement dans les différentes situations qui l’amène à avoir une émotion négative. 

Le temps nécessaire d’utilisation de cette méthode est de quelques minutes seulement.

4. MÉTHODE TIPI ET RÉALITÉ VIRTUELLE

La méthode TIPI est une méthode simple et rapide à mettre en place, notamment au moment dans l’apparition des émotions négatives, désagréables. 

Ainsi pendant l’exposition en réalité virtuelle, lorsque la personne ressent de l’anxiété ou une autre émotion négative, le thérapeute peut utiliser cette méthode. L’utilisation de cette méthode pendant les expositions permettrait de réduire le nombre de séances d’exposition.

5. LES AVANTAGES DE LA MÉTHODE TIPI

La méthode TIPI à comme avantage de pouvoir être utilisée par tout type de personne. En effet aucune connaissance ou formation spécifique n’est nécessaire. De plus, comme vu précédemment elle fonctionne sur un grand nombre d’émotions négatives et en peu de temps c’est à dire en 2 à 3 minutes afin d’avoir un effet de cette méthode.

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FAQ

La réalité virtuelle (VR) est une technologie innovante qui permet d’exposer les patients à des environnements immersifs et contrôlés, facilitant ainsi la prise en charge de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Son utilisation en santé mentale présente plusieurs avantages :
  • Une exposition progressive et contrôlée : La VR permet de confronter les patients à des situations anxiogènes dans un cadre sécurisé, en ajustant progressivement l’intensité des stimuli pour favoriser l’habituation et la gestion des émotions.
  • Un environnement réaliste et reproductible : Contrairement aux techniques traditionnelles, la VR offre des scénarios immersifs qui peuvent être reproduits à l’identique, garantissant une prise en charge cohérente et efficace.
  • Un engagement accru du patient : L’aspect interactif et immersif de la VR favorise l’adhésion au traitement et motive les patients à poursuivre leur thérapie.
  • Une prise en charge personnalisée : Grâce aux environnements virtuels adaptables, les thérapeutes peuvent ajuster les exercices aux besoins spécifiques de chaque patient.
  • Des applications variées : La VR est utilisée dans le traitement des troubles anxieux (phobies, stress post-traumatique, troubles obsessionnels compulsifs), des addictions, des troubles de l’humeur et même en remédiation cognitive.
L'utilisation de la réalité virtuelle en santé ne date pas d’hier ! Elle est étudiée et utilisée depuis plus de 30 ans dans le domaine médical et psychologique. Dès les années 1990, des chercheurs ont commencé à explorer son potentiel pour traiter les troubles anxieux, notamment les phobies et le stress post-traumatique. Depuis, de nombreuses études scientifiques ont confirmé son efficacité dans la prise en charge de divers troubles psychiatriques, neurologiques et cognitifs.
 
Aujourd’hui, la réalité virtuelle est largement intégrée dans les pratiques thérapeutiques et médicales, avec des protocoles validés cliniquement. Elle est utilisée dans les hôpitaux, les cliniques et les cabinets de psychologues à travers le monde pour offrir aux patients des traitements innovants, efficaces et sécurisés.
 
Afin d’utiliser la réalité virtuelle, il est nécessaire de s’immerger dans un environnement virtuel. Pour ce faire, il existe plusieurs façons.
 
En effet, l’utilisation du CAVE, un système 3D composé de plusieurs murs d’écrans, était majoritairement utilisé par le passé.
 
L’utilisateur se retrouve totalement plongé dans le monde virtuel et ses mouvements sont détectés en temps réel. Cette solution a le défaut d’être très onéreuse et peu accessible.
 
Depuis environ 2016, avec l’apparition de l’Oculus Rift et de l’HTC Vive, des casques de réalité virtuelle, son usage est rendu beaucoup plus accessible. Il permet de s’immerger dans la réalité virtuelle grâce à un écran occultant sur lequel sont projetées des images virtuelles. Les mouvements de tête de l’utilisateur sont pris en compte, ce qui lui permet de tourner la tête pour observer autour de lui comme dans le monde réel.
 
Aujourd’hui, les casques sont sans fil et autonomes, offrant ainsi un confort d'utilisation maximal.
Un environnement virtuel est une simulation numérique immersive créée grâce à la réalité virtuelle. Il permet à l’utilisateur d’évoluer dans un espace en 3D qui reproduit fidèlement des situations du quotidien ou des contextes spécifiques.
Dans le domaine de la santé mentale, ces environnements sont conçus pour aider à s’exposer progressivement à certaines situations, à travailler sur la gestion des émotions ou à améliorer des capacités cognitives. Grâce à l’interaction avec ces espaces virtuels, il est possible de vivre des expériences engageantes et adaptées aux besoins de chacun.
Seulement d’une connexion internet. Le logiciel est accessible directement dans le casque.
Les nombreuses études confirment la non-dangerosité de l’utilisation de la réalité virtuelle. Il existe néanmoins quelques restrictions pour protéger les utilisateurs d’éventuelles conséquences négatives.
 
Ainsi, les personnes épileptiques et enceintes ne peuvent bénéficier de ce type de thérapie.
Comme pour toute technologie immersive, une utilisation prolongée peut entraîner une fatigue visuelle ou un léger inconfort, notamment chez les personnes sensibles au mal des transports. C’est pourquoi il est recommandé de faire des pauses régulières et d’adapter la durée des sessions en fonction de chaque utilisateur.
 
Les environnements virtuels sont conçus pour être progressifs et contrôlés, minimisant ainsi le risque d’anxiété excessive. La plupart des utilisateurs s’adaptent rapidement à l’immersion et ressentent les bienfaits de cette approche innovante dès les premières séances.
Les troubles anxieux et phobies peuvent être traités en réalité virtuelle. La patient va être exposé à des situations anxiogènes dans différents environnements de façon graduelle et progressive, tout en restant dans un lieu sécuritaire. Un sentiment d’habituation va ainsi se créer petit à petit jusqu’à faire diminuer, voire disparaître l’anxiété.
 
Les addictions comportementales et aux substances sont des pathologies pouvant être traitées par la réalité virtuelle. En effet, grâce à des stimuli synthétiques placés dans les environnements et provoquant la réponse de craving, les patients en situation d’addiction pourront travailler sur leur craving afin d’atténuer la réponse de consommation.
 
De plus, les multiples situations (bar, casino, contextes sociaux) permettent un travail cognitif sur les croyances dysfonctionnelles en lien avec la singularité de chaque situation de tentation.
 
Concernant les troubles du comportement alimentaire, les logiciels en réalité virtuelle permettent de cibler des facteurs étiologiques primordiaux tels que la dysmorphophobie, le verrou allocentrique (tendance à concentrer son attention sur autrui plutôt que soi-même) et le craving alimentaire.
 
Par ailleurs, nous disposons actuellement dans la prise en charge en TERV, de multiples logiciels répondant aux déterminants psychiatriques, psychologiques et neuropsychologiques importants : relaxation, stimulation cognitive, activation comportementale, habiletés sociales…
 
La réminiscence est un levier thérapeutique majeur dans le traitement de la dépression. En offrant à vos patients la possibilité de revivre les sensations liées aux activités de plaisir autrefois investies (sport, conduite automobile, voyages) vous permettez la stimulation des zones cérébrales en hypo-activation et favorisez ainsi le succès thérapeutique. La réalité virtuelle apparaît comme un médiateur très intéressant pour amorcer l’investissement dans des activités de plaisir.
 
Par ailleurs, la stimulation cognitive chez le sujet âgé est aussi une possibilité proposée par la réalité virtuelle. Facilitée par la technologie rendant les activités de stimulation plus ludiques et aisées, les patients et résidents d’EHPAD pourront travailler leurs fonctions exécutives et leur mémoire via des applications créées pour les besoins spécifiques de cette patientèle.
 
Aujourd’hui, la réalité virtuelle dans le champ de la santé mentale progresse à grande vitesse. Les chercheurs, cliniciens et développeurs s’affairent autour de nouvelles cibles pathologiques pour offrir prochainement de nouveaux dispositifs thérapeutiques.
Ça peut arriver, on appelle cela la cybersickness. C’est un phénomène bien connu des scientifiques qui touche une partie de la population. Heureusement, il est réversible ! Pour s’y habituer, il est conseillé de commencer par des environnements plutôt statiques (comme ceux de relaxation), puis de faire de légers mouvements de tête. Ensuite, on peut progressivement passer à des déplacements lents. Cela permet au corps de s’adapter à la sensation de mouvement dans le casque tout en restant physiquement immobile.
La réalité virtuelle peut être utilisée par tous les professionnels de santé qui accompagnent des patients sujets à l’anxiété, aux phobies, aux troubles du stress post-traumatique, aux addictions ou à d’autres troubles psychologiques.
 
Elle est particulièrement adaptée aux psychologues, psychiatres, neuropsychologues, infirmiers spécialisés, mais aussi aux psychomotriciens, kinésithérapeutes, diététiciens, sophrologues, hypnothérapeutes ou tout autre thérapeute intervenant dans la gestion du stress ou du bien-être mental. Grâce à des environnements immersifs variés, cette technologie permet d’enrichir les approches thérapeutiques et d’offrir des outils innovants pour améliorer la prise en charge des patients.
Le thérapeute, en s’équipant de dispositifs permettant la réalisation de thérapies par exposition à la réalité virtuelle (TERV), agrémente de ce fait son champ de compétences. En effet, les TERV sont une technique de prise en charge à part entière.
 
Adopter cette solution thérapeutique c’est aussi se manifester auprès des prescripteurs et se distinguer des offres de soins les plus pratiquées.
 
De plus, loin de n’être qu’un atout stratégique pour le développement d’un cabinet ou d’un établissement, les TERV bénéficient de la validité scientifique des thérapies cognitivo-comportementales. Dans la réalité de la pratique clinique, c’est un atout favorisant l’engagement thérapeutique grâce à son aspect ludique.
 
De plus, cette technologie offre un gain de temps considérable puisque de nombreux environnements d’expositions sont directement accessibles depuis le bureau du thérapeute.
Un des avantages considérable de la réalité virtuelle est qu’elle est effective sur un large spectre de population. Les données existantes de la littérature sur le sujet nous montre que l’on peut tout à fait exposer une large tranche d’âge en réalité virtuelle et ce, avec de réels bénéfices thérapeutiques à la clé.
 
Les études attestent, en effet, d’une excellente faisabilité et de résultats significatifs; notamment chez les adultes, dans les prises en charge de troubles anxieux (y compris phobie scolaire), autisme, addictions, troubles du comportement alimentaire, troubles neuropsychologiques, troubles psychotiques et troubles thymiques.
 
Les résultats sont identiques pour les adolescents avec une plus-value conséquente concernant l’engagement thérapeutique où la réalité virtuelle favorise l’intérêt des adolescents pour leur thérapie.
 
Chez les sujets âgés, les résultats d’études encouragent l’utilisation de la réalité virtuelle dans le but de travailler la stimulation cognitive, sur les troubles du comportement mais aussi les angoisses.
 
En revanche, les personnes épileptiques et enceintes ne peuvent bénéficier de ce type de thérapie.
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